L’impérialisme US, analysé par un socialiste américain

Un siècle de massacres

par Lance Selfa. Traduit et adapté par Hassan Berber et Bertrand Lazard-Peillon

Il y a plus de cent ans que les États-Unis ont émergé comme puissance mondiale majeure. Sous le prétexte de répondre à un bombardement de l’USS Maine, mouillant à La Havane à Cuba, les États-Unis déclarèrent la guerre à l’Espagne, puissance colonisatrice de Cuba, en 1898. Après avoir mis en déroute la plus faible des puissances coloniales européennes les USA s’emparèrent de toutes les possessions coloniales de l’Espagne en Amérique latine et en Asie, prenant le contrôle de Cuba, de Porto Rico, de l’île de Guam et des Philippines.

La guerre hispano-américaine marqua l’entrée des États-Unis dans le grand affrontement des grandes puissances pour le contrôle des colonies. L’écrivain Mark Twain n’y alla pas par quatre chemins : " Ah ce que nos cœurs se sont enflammé d’indignation contre les atroces Espagnols […] Mais quand la fumée se fut dispersée, les morts consumés, le prix de la guerre se transforma pour les gens en augmentation du prix des marchandises et de la rente. Aussitôt que nous fûmes un peu revenus de la fête patriotique, il nous apparut soudain que la cause de la guerre américano-espagnole était le prix du sucre […], que les vies, le sang et l’argent du peuple américain étaient utilisés pour protéger les intérêts des capitalistes américains. "

Un siècle plus tard, les États-Unis sont la seule superpuissance. C’est le seul pays disposant de la capacité de mener une guerre où que ce soit dans le monde.

Ils ont atteint leur position dominante par la compétition avec les autres nations puissantes. Les États-Unis et les autres puissances majeures – le Royaume Uni, la Russie, la Chine, la France et l’Allemagne – ont mené deux guerres mondiales, se sont mutuellement menacées, se sont partagé et repartagé le monde.

Comment expliquer cette folie ?

Il est important de comprendre que les guerres et la violence ne naissent pas des caprices des politiciens mais de la nature même du système. Le capitalisme est fondé sur l’exploitation de la vaste majorité de la population mondiale par une petite minorité qui possède et contrôle toutes les ressources. Une étude relativement récente des Nations unies a démontré que la pauvreté à l’échelle mondiale pourrait être éradiquée grâce à la fortune des sept plus riches milliardaires de la planète.

Au cœur de ce système qui crée une inégalité aussi obscène il y a la concurrence la plus brutale ente les grandes compagnies cherchant en permanence de nouveaux moyens d’engranger des profits. La concurrence force les capitalistes à dépasser leurs frontières nationales pour accéder à de nouvelles sources de matières premières et de main d’œuvre à bas prix.

Diviser le monde

À la fin du XIXe siècle, la classe dominante britannique fonda un vaste empire s’étendant sur un tiers de la planète. Elle utilisa sa puissance industrielle et financière pour conquérir des pays moins puissants. D’autres nations dominantes firent de même, se taillant d’immenses empires, sources de pillage.

Les grandes puissances envoyèrent leurs troupes à travers le globe – pour conquérir les nations moins puissantes, quitte à s’affronter entre elles pour le partage du monde. Par conséquent, la concurrence économique fit surgir la concurrence militaire. Les socialistes révolutionnaires appellent ce processus de concurrence économique et militaire – ainsi que la domination sur les nations moins puissantes qui en découle – l’impérialisme.

Bien que tard venus sur la scène de l’édification impériale, les États-Unis ne se comportèrent pas différemment des autres puissances impérialistes. Ils transformèrent la mer des Caraïbes en un lac virtuellement américain. En peu plus de 100 ans depuis la guerre américano-espagnole, les USA envahirent Cuba 5 fois, le Honduras 4 fois, Panama 4 fois, 2 fois la République dominicaine ainsi que le Nicaragua, et Grenade 1 fois.

Voilà la face cachée de la rhétorique US sur la riposte à l’agression.

Le général Smedley Butler, qui fut à la tête de bien des interventions militaires US au début du XXe siècle fit une relation brutale de ce qu’il avait entrepris :

" En bref, j’étais un racketteur au profit du capitalisme.

" En 1914, j’ai contribué à faire du Mexique une zone sûre pour les intérêts pétroliers américains. J’ai contribué à faire de Haïti et de Cuba des places sûres pour la collecte des revenus organisée par la National City Bank. En 1901-1912, j’ai contribué à pacifier le Nicaragua au profit de la maison de banque internationale des Brown Brothers. "

Les Première et Seconde guerres mondiales furent le produit de la lutte entre les classes capitalistes rivales pour le partage du monde. Pour prendre un exemple, les frontières de la plupart des pays du Moyen Orient actuel furent dessinées lors du partage de l’empire Ottoman entre la France et la Grande-Bretagne au lendemain de la Première guerre mondiale.

La Seconde guerre mondiale s’acheva sur la division du monde entre deux empires : le bloc occidental emmené par les États-Unis et le bloc de l’Est dirigé par l’URSS. Jusqu’à l’effondrement de ce dernier en 1989, la concurrence de guerre froide entre les USA et l’URSS menaça souvent de se transformer en guerre nucléaire. Sous prétexte de " mettre fin à l’expansion communiste ", les États-Unis déclenchèrent des guerres tant au Vietnam qu’en Corée. Ils utilisèrent le même prétexte pour déstabiliser et renverser les régimes auxquels ils s’opposaient, du gouvernement iranien de Mossadegh en 1953 au gouvernement chilien d’Allende en 1973.

Le même système qui déclencha les massacres des guerres mondiales continue aujourd’hui de produire des guerres. Les États-Unis utilisent leur immense pouvoir à travers des institutions comme la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, l’OTAN et les Nations unies. Si les pays pauvres ne se plient pas aux exigences américaines, les USA menacent de différer les prêts bancaires, d’imposer des taxes douanières ou de rompre les relations diplomatiques.

Finalement, les USA sont prêts à utiliser la force brutale pour appuyer leurs menaces économiques et politiques. C’est la raison pour laquelle ils ont déclenché la guerre du Golfe de 1991. Celle-ci n’avait pas pour objectifs la paix et la démocratie, mais la protection des ressources pétrolières pour l’Occident.

À travers le siècle, les dirigeants américains ont justifié les guerres et les interventions par une rhétorique de " protection de la démocratie ", " de riposte aux agressions " et, plus récemment, de missions " humanitaires " Mais cela cache mal les véritables objectifs de la politique américaine : faire du monde un terrain sûr pour le grand capital et imposer, comme le président Bush senior le dit après la guerre du Golfe, que " ce que nous disons s’impose à tous. "

Les USA noient leurs opposants dans le sang

À chaque fois que les sujets coloniaux des États-Unis se sont révoltés, l’État US les a noyés dans le sang. Mark Twain fait le commentaire suivant sur la guerre des Philippines :

" Nous avons pacifié quelques milliers de ces insulaires et les avons enterrés ; nous avons détruit leurs champs, brûlé leurs villages et expulsé leurs veuves et leurs orphelins ; brisé, en les exilant, le cœur de quelques dizaines de patriotes particulièrement désagréables ; soumis la dizaine de millions d’autres par une assimilation bienveillante, qui n’est autre chose que l’appellation hypocrite du mousquet ; nous avons fait notre propriété des trois cents concubines et autres esclaves de notre partenaire en affaires, le sultan de Sulu, et avons déployé notre drapeau protecteur sur ce butin.

Et ainsi, grâce à la Providence divine – et c’est l’expression du gouvernement, pas la mienne – nous sommes une puissance mondiale. "

Au cours de la guerre de 1900-1903 pour la conquête, les États-Unis ont tué plus d’un million de personnes. Le général d’armée Shefter déclara alors : " Il sera peut-être nécessaire de tuer la moitié des Philippins pour que l’autre moitié de la population puisse être hissée à un mode de vie supérieur à l’actuel mode semi-barbare. "

Pourtant, les vrais barbares, ce sont les généraux et les politiciens qui dirigent la machine militaire américaine. Les USA sont jusqu’à présent la seule puissance à avoir utilisé l’arme de génocide qu’est la bombe atomique. Un autre exemple horrible de ce que la puissance US est capable de mettre en œuvre est fourni par la guerre du Vietnam au cours des années soixante. Avant qu’elle ne fût contrainte de se retirer en 1975, le pays vietnamien avait été saturé de frappes chimiques, et la guerre avait fait deux millions de morts vietnamiens et cambodgiens.

Mais le Vietnam montra aussi comment vaincre l’impérialisme US. Le peuple vietnamien se battit pour son autodétermination contre la puissance impérialiste et le régime fantoche du Sud Vietnam, soutenu par l’État US. La plus importante puissance militaire subit une défaite. Des milliers de soldats américains en conclurent qu’ils devaient s’en prendre non aux Vietnamiens mais aux politiciens et aux généraux qui les avaient envoyés à l’aventure.

Lance Selfa

Encadré : Soutien aux assassinats en masse

Bill Clinton, il y a deux ans, affirmait que le bombardement de la Serbie et du Kosovo était destiné à faire justice et protéger les Albanais opprimés. Aujourd’hui, Bush junior se prépare à massacrer par milliers des Afghans et d’autres nationalités au nom de la démocratie, de la lutte contre le terrorisme et l’oppression.

Pourtant, pendant des décennies l’Occident a appuyé les massacreurs et les tortionnaires tant qu’ils servaient bien ses intérêts. Ces tyrans ont agi de la même façon, et parfois pire que le régime de Milosevic ou celui des Taliban. Le gouvernement américain accuse les Taliban d’exercer une dictature sur le peuple afghan et de favoriser un terrorisme qui atteint la vie de milliers de personnes. Mais l’Occident soutient sans état d’âme particulier des régimes qui ont massacré des centaines de milliers de personnes.

Au cours des années soixante et soixante-dix, les États-Unis ont mené une guerre contre la population du Vietnam. Un million de vietnamiens et un million de cambodgiens furent massacrés. Pendant cette guerre, l’État US utilisa sur l’échelle la plus horrible les méthodes qu’il attribuait il y a deux ans à Milosevic et qu’il attribue maintenant aux Talibans : destruction de villages, expulsion des paysans de leurs terres, assassinats d’opposants. La Grande Bretagne utilisa les mêmes moyens contre ceux qui se révoltaient face à son empire, par exemple en Malaisie. La France a aussi sa longue histoire d’interventions brutales contre les peuples qu’elle voulait dominer. Récemment encore, elle a à son actif le soutien au régime rwandais. En 1994-1995, ce régime qu’elle avait armé, entraîné, encadré, fut responsable, avec l’aide de l’État français, du massacre de près de 800 000 " Tutsis " C’est grâce à l’intervention militaire française, sous couvert d’action " humanitaire " que ce gouvernement put s’enfuir.

L’État US a assassiné des opposants, trafiqué les élections, est intervenu en Amérique centrale et latine pour soutenir les forces de droite qui défendaient ses intérêts économiques et militaires. Plus de 75 000 personnes furent tuées au Salvador par les escadrons de la mort, soutenus et armés par les États-Unis. Aujourd’hui les pays occidentaux défendent de nombreux régimes qui servent bien leurs intérêts, pour les diaboliser aussitôt qu’ils s’autonomisent ou s’opposent à l’envahissante domination occidentale. Saddam Hussein, considéré comme un héros lorsqu’il menait la guerre contre l’Iran, a été déclaré nouvel Hitler sitôt qu’il menaça les intérêts américains sur le contrôle des sources pétrolifères en s’emparant du Koweït.

Il existe de nombreux autres exemples à ne pas oublier ou à se remémorer.

L’Indonésie et le Timor oriental

En 1965, les États-Unis soutinrent le général Suharto qui procéda au renversement du régime d’orientation nationaliste de gauche en Indonésie. Toutes les puissances occidentales qui aujourd’hui soutiennent une intervention contre l’Afghanistan, et hier soutenaient celle contre la Serbie applaudirent. Après son coup d’État, Suharto fit massacrer au moins 500 000 personnes. Lorsque le Portugal se retira de sa colonie du Timor oriental en 1975, l’armée indonésienne l’occupa. L’armée de l’air bombarda sans discernement les villages et usa d’armement lourd contre le mouvement rebelle et ses partisans civils. Les hommes de Suharto massacrèrent probablement 120 000 des 600 000 habitants de la colonie.

Le président américain d’alors, Ford et son secrétaire d’État, Kissinger, rendirent visite à Suharno et appuyèrent son régime. Ils ne déployèrent pas de forces armées pour libérer le Timor oriental. Malgré le changement de régime indonésien, l’Occident continue de lui fournir les armes nécessaires pour qu’il maintienne son emprise sur le Timor oriental.

L’Angola

En 1975, les colons portugais furent expulsés d’Angola, État d’Afrique centrale. Les forces de droite, en particulier celle de l’UNITA, dirigées par Jonas Savimbi, tentèrent d’abattre le gouvernement du MPLA qui avait été fondé dans le cours de la lutte qui défit la domination coloniale portugaise. Les États-Unis avaient résolu de s’opposer à toute prise de contrôle du pays par un gouvernement de " gauche "

Dès les débuts de la guerre civile angolaise, la CIA envoya des armes à l’UNITA. En 1981, lorsque le président Reagan prit ses fonctions, le gouvernement américain brava l’interdit du Congrès US d’envoyer directement des armes aux mouvements tels que l’UNITA. Le résultat fut un bain de sang dans lequel l’Angola s’enfonça pour plus de vingt ans. La guerre d’Angola a déjà fait plus de 750 000 morts. Les deux-tiers étaient des enfants. L’UNITA se spécialisa dans les attaques contre les civils, notamment en posant des mines autour des villages, mines qui ont été à l’origine de l’amputation de plus de 65 000 personnes.

Israël et le Sud Liban

Depuis plus de 50 ans, l’Occident a constamment soutenu Israël, seul État dont on soit sûr qu’il dispose de la bombe atomique au Moyen Orient. Pourtant l’État hébreux est responsable d’horreurs autrement plus graves que ce qui s’est produit au Kosovo ou en Afghanistan. À la naissance l’État israélien, son gouvernement usa de terreur pour expulser plus de 750 000 palestiniens. Au cours d’une série de guerres contre ses voisins arabes, Israël a obtenu le soutien quasi indéfectible des États-Unis.

Les États-Unis lui ont non seulement accordé des dizaines de milliards de dollars d’aide économique et militaire, mais sont intervenus directement à ses côtés, par exemple au cours de la guerre de 1973.

En 1982, Israël envahit le Liban. Des dizaines de milliers de Palestiniens et de Libanais furent massacrées en particulier lors des bombardements massifs de camps de réfugiés palestiniens. Israël visa intentionnellement les hôpitaux avec ses bombes au phosphore et à fragmentation. Les camps de Sabra et Chatila furent entièrement exterminés, hommes, femmes, enfants et vieillards sans exception, par les phalanges libanaises sous la protection et grâce à l’aide active de l’armée israélienne.

L’Irak

Les années quatre-vingt-dix n’ont fait que confirmer ce qui s’est passé dans les périodes précédentes. En 1991, Saddam Hussein envahit le Koweït. Son pays, après une décennie de guerre contre l’Iran, était économiquement exsangue. En s’emparant des ressources pétrolières de son petit voisin, il pouvait espérer redresser sa situation. Mais les États Unis ne pouvaient accepter qu’un État s’autonomise et puisse remettre en cause les frontières au Moyen-Orient.

Contre l’Irak, c’est donc toute la panoplie des mesures qui fut utilisée. D’abord, des frappes aériennes quasiment sans précédent, ciblant aussi bien le front que le centre de Bagdad, les centres de télécommunications, les ponts, les routes, les aéroports, les stations d’épuration des eaux, etc., dans le but de " ramener l’Irak à l’âge de pierre " comme le disait le chef des opérations américaines, un certain Colin Powell. L’offensive terrestre, qui commence après trois mois de bombardement se transforme en bain de sang : des milliers de soldats irakiens périssent en trois jours, brûlés dans leurs blindés anciens, enterrés vivants dans leurs abris.

Puis, confrontés à un soulèvement des populations kurdes opprimées (que Bush avait appelé à se révolter), et craignant un éclatement de l’État irakien, les Américains stoppent leur offensive terrestre. Ils laissent en place Saddam Hussein mais décident de l’affaiblir par toute une série de mesures économiques dont un embargo qui va ruiner le pays et tuer 800 000 personnes (surtout des enfants).

La Somalie

La guerre du Golfe, a été présentée comme le début d’une époque de coopération sous l’égide des Nations unies pour régler les problèmes de la planète. Mais c’est avec l’invasion de la Somalie en décembre 1992 que la doctrine de l’ingérence humanitaire fut appliquée pleinement. Pour la première fois, en effet, l’ONU autorisait une intervention militaire massive sans qu’elle soit souhaitée par un gouvernement. Le prétexte en était d’aider la population somalienne qui souffrait de la famine.

Bien sûr, après le débarquement américain, le vrai visage de l’intervention commença à apparaître. On apprenait ainsi que Siad Barré, l’ancien dictateur, avait cédé des concessions pour l’exploitation du pétrole aux compagnies américaines, bailleurs de fonds de la campagne de Bush. C’est d’ailleurs le siège d’une de ces compagnies qui servait comme quartier général de l’armée pendant l’invasion.

En quelques mois, la situation dégénéra et l’alibi humanitaire laissa la place à la répression, l’armée américaine tirant sur des manifestations, ses hélicoptères pilonnant les bâtiments des partis somaliens. Délégitimé, confronté à une résistance de plus en plus âpre des Somaliens, le corps expéditionnaire américain fut contraint de rembarquer.

Kosovo

La guerre du Kosovo fut organisée consciemment par l’OTAN. Lors des négociations de Rambouillet, les Américains formulèrent de demandes inacceptables afin d’obtenir un refus serbe qui leur fournisse une excuse pour lancer les attaques.

Loin d’affaiblir Milosevic, les bombardements renforcèrent sa popularité. Il avait l’excuse attendue pour réprimer sévèrement le mouvement démocratique en Serbie. L’oppression des albanophones fut aggravée, les Albanais étant considérés comme des traîtres.

Les victimes des bombes de l’OTAN se comptèrent par milliers, serbes et kosovars. Les frappes atteignirent non seulement des cibles militaires, mais aussi des raffineries, des centrales hydrauliques et les bureaux des ministères en pleine ville. Les missiles de l’OTAN frappèrent un convoi de réfugiés, des maisons civiles, et des écoles. La précision des missiles fut si faible que certains tombèrent en Macédoine. Deux missiles explosèrent près de Tirana, capitale de l’Albanie !

Selon le Pentagone, la guerre du Kosovo a coûté entre 400 et 500 millions de francs par jour aux seuls USA.
 

 
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