Suite aux manifestations du 17 janvier contre l’interdiction du foulard à l’école - Un débat
 

Nous reproduisons ici des éléments du débat sur notre liste de discussion suite aux manifestations contre la loi qui interdirait le foulard à l’école.

C.F. A Paris, la manifestation contre la loi interdisant des signes religieux ostensibles dans l'administratiuon française (= contre le voile islamique) a réuni environ 10 000 personnes.
Premier constat : des organisations de la gauche française comme la LCR, ou encore le MRAP, qui s'opposent à une telle loi, étaient entièrement absentes, même si quelques militants ont pu y assister à titre individuel.

Le champ était donc entièrement libre pour les organisations confessionnelles musulmanes, voir pire.
Ceci dit, ce n'était absolument pas une manifestation 'intégriste' et il ne faut pas laisser dire (comme une partie des médias veut nous faire croire) qu'elle était entièrement "encadrée" par des militants intégristes, ni qui les femmes étaient "manipulées" par leur pères et leurs grands frères (comme si elles étaient incapables de comprendre elles-mêmes les enjeux).

Il y avait bien sûr une composante religieuse. Une partie du cortège était composée d'hommes religieux derrière en camion avec un imam qui faisaient des discours en arabe, on faisait parfois la prière etc. A Nation des groupes plus politiques sont restés écouter des discours (apparemment assez incendiaires), mais la majorité des participants se sont dispersés.

Dans l'ensemble la manif était assez spontanée et très représentative de la population arabe dans son ensemble (hommes/femmes, religieux/laïcs, vêtements modernes/traditionnels, jeunes/vieux etc).
L'ambiance était chaude, mais décontracté, des jeunes scandaient des slogans et portaient des banderoles écrites à la main, on rigolait - on aurait dit une manif de SOS Racisme d'il y a 20 ans ou une manif anti-Le Pen.

Il y avait beaucoup de jeunes filles de 14 - 15 ans, les femmes étaient voilées à peut-être 60 % (quelques foulards bleu-blanc-rouge !) mais tout le monde était mélangé, de temps en temps on voyait des filles en burqua. Mais également des étudiant(e)s, des couples et des familles arabes venues manifester ensemble (les femmes voilées ou pas). Quelques petits groupes de jeunes étaient apparemment venus avec un responsable adulte, ou avec des hommes qui assuraient un service d'ordre, ce qui ne me semble pas anormal, vu leur âge et les risques de provocation, la présence des CRS etc.
Il y avait aussi quelques amis ou sympathisants 'blancs', parfois avec des banderoles pour exprimer leur solidarité.

La majorité des slogans n'étaient pas 'pro-voile' mais 'pour la liberté'. Les mots qui revenaient le plus souvent étaient 'tolérance' et 'liberté de choix' - et même 'laïcité'. On ironisait beaucoup au sujet des valeurs de la République, l'intégration etc., mais on chantait la Marseillaise et portait le drapeau bleu-blanc-rouge. On se disait 100 % français - et musulmans. Les noms de Chirac et Sarkosy étaient copieusement sifflés. Certains portaient des banderoles rappelant aux politiques qu'ils avaient le droit de vote et l'intention de voter (on se demande pour qui, vu l'attitude de la gauche).
Les jeunes que j'ai rencontrés se disaient souvent musulmans pratiquants mais ils prenaient leurs distances avec les vieux qui priaient ou scandaient des slogans religieux. J'ai beaucoup discuté en me présentant comme militant de la LCR (minoritaire sur cette question) et athée, quelques jeunes connaissaient la Ligue, des gens s'arrêtaient pour écouter ce que je disais, tout cela dans une très bonne ambiance. Une fille voilée et portant le drapeau bleu-blanc-rouge était croyante et militante associative (du Cedetim), elle avait un copain à la Ligue. Une femme arabe (non-voilée) avec une banderole 'contre l'exclusion' m'a expliqué qu'elle était contre les intégristes et ceux qui voulaient imposer le voile, et pensait qu'une loi les renforcerait.

Il était donc facile d'y intervenir, au moins informellement.
Globalement, l'expérience était très positive. Dommage que la Ligue soit passée complètement à côté, mais vu sa position 'anti-voile' je ne vois pas comment elle aurait pu y participer (en supposant qu'elle en avait la volonté), même en se disant contre une loi. Une deuxième manif est prévue pour le 7 fèvrier, je suis pour qu'on y aille au moins individuellement. Et pourquoi pas soulever la question dans la Ligue ?
Si d'autres camarades ont assisté à cette manif, peuvent-ils nous donner leurs impressions ?

Salutations

C.F.
 
 

Merci pour le compte rendu C.
Je l'ai circulé à tous les camarades de ma section, mais il faut dire que plus de la moitié sont contre toutes les exclusions, alors c'est mieux que la moyenne pour des cellules LCR.

D'autres camarades pourraient penser à le faire circuler - mais seulement si vous trouvez utile
john
 

Salut,
Constat à peu près identique à Lille. 5 à 10 000 manifestant-es dont deux tiers de femmes, souvent
jeunes (collège - lycée). La mosquée de Lille sud (UOIF, 1er lycée privé musulman ouvert en France
en septembre 2003) était très présent en tete de manif et dans l'organisation. Un groupe
d'intégristes (200 à 300) cloturait la manif. Pour le reste:manif en famille et entre amies de toute une
communauté. A la fois très rassurant de voir ce sursaut. Mais aussi inquiétant du fait de l'absence
totale de toute organisation progressiste (nous nous sommes retrouvés à quelques militant-es de
la LCR et Ras l'Front isolés et non badgés, sans trct, mais aurait-on pu diffusé le tract "pas besoin
de loi pour combattere le voile"? (tract qu'on pourrait renommer "pas besoin de loi pour exclure les
musulmanes voilées des lycées"...). Inquiétant donc parce que le seul encadrement politique de la
manif était religieux et masculin...
Nous réfléchisson à quelques un-es, sur l'opportunité de monter un petit
collectif d'individus ou une assoc pour differ lors de la prochaine manif.
Salutations, J.
 
 

salut,

Je réagis aussi à propos de la manif de samedi. Je me reconnais dans certaines des impressions de C. F. , mais sur d'autres aspects de la manif je suis plus perplexe.

Tout d'abord, c'est vrai qu'on était loin de la caricature des journaux qui présentaient la manif comme un ramassis de barbus et d'intégristes. Il y avait un côté très spontané dans les cortèges, avec beaucoup de gens venus en famille, beaucoup de jeunes et pas mal de non musulmans. Mais il faut dire que la manif était quand même dirigée par le Parti des musulmans de France, mouvement fondamentaliste assez dure (proche des Frères musulmans) dont le dirigeant a des sympathies pour les milieux révisionnistes et antisémites. La manif était en gros divisée en deux parties : devant le cortège du PMF, derrière les cortèges des filles (lycéennes et étudiantes) qui avaient déjà appelé à la première manif à paris contre la loi le 22 décembre.

Déjà cette configuration de la manif excluait la participation de la gauche française, de l'extrême gauche et du mouvement ouvrier. D'ailleurs, à la 1ère manif du 22 décembre, Speb s'était fait exclure des cortèges...

Ensuite, ce qui était frappant, c'est la revendication d'intégration dans la société française qui s'exprimait sur la plupart des banderoles et dans les slogans. Le droit au port du foulard était défendu comme un droit d'expression donné par la citoyenneté française, et pas comme un particularisme en rupture avec la société : forte présence de foulards bleu, blanc, rouge, de bonnets phrygiens portés sur un foulard. Les manifestants, surtout les femmes voilées, criaient qu'elles voulaient être reconnus comme citoyennes à part entière, et que l'on reconnaisse l'islam comme une religion à égalité avec les autres. Elles revendiquaient les valeurs de la république, la liberté contre une atteinte à leur droit d'expression, l'égalité contre une loi d'exception, et la fraternité contre les discriminations. On sentait une forte colère contre ce qui était ressenti à la fois comme une humiliation pour les musulmans et comme une trahison de Chirac ("Chirac on t'a élu, et tu nous as bien eue !" ; "Chirac t'es foutu, le foulard est dans la rue !")...

Enfin, on ne peut pas passer sous silence le fait que la manif était organisée, encadrée et dirigée par les hommes, et que les femmes et les filles avaient une place bien spécifique : au milieu des cortèges pour crier les slogans. C.F. dit que ça ne lui paraît pas anormal que les cordons qui encadraient tous les cortèges étaient exclusivement masculins (vu les risques d'attaques, de la part de l'extrême droite en particulier), mais ça ne me paraît pas très convaincant : tout d'abord il y avait une forte présence des CRS, donc qui dissuadait les groupes fascistes d'attaquer. Ensuite dans les services d'ordre (masculins à 100% donc), il y avait aussi des petits garçons de 10 à 15 ans. Ce qui n'est pas très efficace pour un service d'ordre, mais ça permet d'apprendre aux enfants de sexe masculin à tenir le rôle des hommes qui doivent protéger les femmes...

J'ai discuté pas mal dans un de ces cortèges avec un groupe de lycéennes voilées d'un bahut de gennevilliers. Il y avait des membres du SO (hommes) qui venaient écouter de temps en temps ce qu'on disait et qui revenaient ensuite à leur place. Les filles m'ont raconté comment ça se passait dans leur bahut : l'accord passé avec l'administration était qu'elles pouvaient porter le foulard en cour de récré, mais pas dans les classes. Elles m'ont dit que c'était le fruit d'un dialogue, les profs et les élèves ayant chacun fait des concessions de leur côté, et il n'y a pas eu d'exclusions. Comme on discutait assez longtemps, un type est venu à un moment parlé à une des filles (la plus bavarde) en s'interposant entre moi et elle. Suite à ça, j'ai voulu continuer à poser des questions à cette fille, mais elle m'a répondu avec froideur qu'elle n'avait plus rien à me dire.

Comme c'était un peu tendu, je suis parti. Il s'agit d'un cas isolé, mais peut être révélateur du contrôle social exercé par les hommes, qui laisse une autonomie assez relative aux femmes.
A l'avant de la manif, sur le camion sono, plusieurs orateurs ont pris la parole à la suite : tous des hommes. L'un d'entre eux à fustiger les homosexuels, avec un discours clairement homophobe, et a été applaudi par la foule. Il a dénoncé le fait que la france était trop permissive sur le plan des moeurs (pacs, gay pride...) alors qu'elle était repressive sur le foulard.

Les hommes font les discours, et les femmes chantent les slogans : La division des rôles est très rigide. Il ne faut pas non plus particulariser complètement cette population : dans toutes les manifs organisées par la gauche, les services d'ordre sont majoritairement masculins, et les orateurs à la fin sont le plus souvent des hommes. Le sexisme et le machisme sont présents dans toute la société, on les retrouve aussi dans les mouvements qui cherchent à la remettre en cause. Dans cette manif de la mouvance musulmane, ces tendances sont encore plus marquées. Si on les dénonce dans les mouvements altermondialistes, syndicales, etc., il faut le faire aussi dans ce cas là.

Cela confirme aussi pour moi le sens du port du foulard dans les rapports homme-femme. Si le foulard permet parfois aux filles musulmanes de mieux s'affirmer en public, de gagner aussi en autonomie (dans le cas où le foulard n'est pas imposé mais revendiqué), c'est au prix d'une rigidité dans la division des rôles masculins et féminins et ça renvoie fondamentalement à une vision inégale du rapport entre les sexes. Ce n'est pas le foulard qui en est directement la cause, il est le symptôme de l'oppression subie. Le voile, en france, n'est pas en lui-même oppresseur, comme l'affirme la ligue, il reflète plutôt l'oppression, même s'il est porté dans une stratégie pour la contourner.
Il est révélateur que si une partie de cette manif a été convoquée par les filles musulmanes, qu'elles aient laissé les hommes seuls s'occuper d'organiser pratiquement les cortèges.

A.

Merci pour tes impressions,
Il me semble néanmoins que la gauche aurait pu s'imposer à une manif comme ça sans problème. Avec les pancartes et les slogans bien choisis - "Liberté d'expression religieuse" "Ni islamophobie ni antisémitisme", "la droite veut les voix du Front national" etc . la gauche radicale aurait pu à la fois communiquer sa détermination de laisser choisir l'expression religieuse par chacun(e)  , démontrer aux musulmans que pas tous les français sont contre leur religion, et aussi attirer une partie de la manifestation sous son influence.

Que les groupes fondamentalistes sont super réactionnaires, c'est sûr. d'où l'importance de ne pas les laisser la place. Les musulmans qui regardaient la télé ont tiré la leçon que voulaient  à la fois la droite et le PMF - que seuls les fondamentalistes s'intéressent à leur cas.

Pour le lycée  dont tu parles, je ne vois pas de dialogue. Quelle concession a pu faire l'école ? Simplement une réduction de la répression - on vous empêche de choisir dans ces lieux mais on vous laisse choisir dans tel autre lieu . ça ne peut pas être considéré comme un dialogue. C'est comme si je discute avec toi avant de décider de te taper cinq fois plutôt que dix, en disant que j'ai fait quand même des concessions.

john
 
 

Chers amis,
 il serait trop long de revenir en détail sur le témoignage de
C.F.  et le raisonnement politique qui le sous-tend. Sur le site mondialisme.org dans le N°6-7 de Ni patrie ni frontières j'ai essayé de développer certains arguments qui me semblent plus pertinents, dans le cadre de plusieurs articles sur la question du foulard, de Ramadan, de LO et les
"droits des femmes", etc. Si cela vous intéresse...

Si C.F. allait aux manif du FN ou aux meetings de l'UMP, il trouverait aussi de nombreux travailleurs ou femmes exploités avec lesquels il vaudrait (en théorie, dans l'idéal) la peine de discuter (J'ai passé l'essentiel du mois de mai 1968 à discuter dans des quartiers ouvriers avec des gens
réactionnaires et des staliniens, mais c'était pour défendre des idées révolutionnaires pas pour faire croire que nous étions d'accord). La question n'est pas de savoir s'il y a des ouvriers ou des femmes, ou des jeunes qui sont contre la loi ou même contre les islamistes. La question est
de savoir sur quelles bases politiques on s'adresse à eux.  C'est dans la confrontation des idées (qui n'empêche pas le respect des individus - respect lié lui-même à la façon dont ces individus nous traitent, nous les athées ou les "révolutionnaires") que l'on progressera. Or, si l'on fait
semblant de croire que l'on a quoi que ce soit en commun avec les forces qui organisaient cette manifestation (mais c'était déjà valable avec tous ceux qui brandissaient tranquillement des portraits de Saddam Hussein aux manifs
antiguerre), on renforce politiquement ces gens-là. Est-ce ce que veut C.F.? J'en doute.

 Toute l'histoire du soutien critique des partis de l'Internationale communiste ou des groupes trotskystes, maoistes ou anarchistes à des forces bourgeoises en témoigne. Bien sûr, on peut se dire qu'on sera plus malin que Lénine, Trotsky, Mandel, Durruti, Pablo et Samir Amin réunis, mais à mon avis (désolé d'employer des mots blessants) on ne fait que propager une
conception manipulatrice de la politique.
Amitiés
Y.

Mes impressions du mouvement de protestation contre la loi interdisant le voile sont, je pense, très proches de celles du camarade A. de Paris et du camarade lillois. Le premier a raison d'insister sur le caractère réactionnaire des organisateurs, qu'il a pu constaté mieux que moi qui ne me suis pas trop rapproché de la tête de la manif (je n'aurais de toute façon pas compris les discours en arabe). Personne ne nie la dangerosité des mouvements comme le PMF, et je ne proposerais jamais que la gauche s'associe avec de telles organisations pour co-organsier des manifs, signer des textes etc.

D'ailleurs, plusieurs femmes arabes avec qui j'ai pu discuter  ont dénoncé les organisateurs et exprimé leur opposition à toute forme d'intégrisme. Elles étaient présentes parce qu'elles estiment que la loi est injuste et dangereuse, précisément parce qu'elle va favoriser le devéloppement des
courants le plus rétrogrades.

Seule une petite minoirité des manifestants, si j'ai bien vu, se sont rapprochés des orateurs à la fin de la manif, les autres se sont dispersés ou sont restés discuter par petits groupes.
Sur les rapports hommes-femmes dans la manif, A. a bien sûr raison. Mais cela aurait été étonnant de constater d'autre chose - nous savons très bien que beaucoup de musulmans, comme d'autres groupes d'ailleurs (vous avez déjà vu une manif anti-avortement avec des collégiennes encadrées par des prêtres et des religeieuse, cela en vaut la peine !), ont pas mal d'idées rétrogrades. Il faut prendre les gens comme on les trouve, et pas comme on aurait aimé qu'ils soient, tout en dialoguant avec eux. Par exemple, je n'arrêtais pas de dire aux gens qui m'écoutaient que j'étais athée - ils ont très bien compris que j'étais là par solidarité, et que j'avais mes propres idées.

Ce qui m'a surtout frappé, c'était que dans la manif il y avait un peu de tout - des femmes habillées en costume traditionnelle, de jeunes femmes 'modernes', certaines accompagnées par leur mari, d'autres en petits groupes de femmes, des voilées et pas voilées, des groupes mixtes etc. etc., et la même chose pur les hommes bien sûr. Si certains défilaient en rangs serrés, avec un (léger) service d'ordre, la plupart étaient là individuellement et par petits groupes.

Enfin, je trouve certaines remaraque du camarade A. un peu trop pessimistes. Il serait parfaitment possible d'intervenir la prochaine fois avec des tracts (comme propose le camarade de Lille) pour à la fois exprimer notre refus de la loi et de toute exclusion, notre défense de la liberté d'expression et avancer des solutions différentes de celles proposées par
les intégristes (lutter en commun contre le racisme, pour le droit de vote pour tous, pour de meilleures conditions de vie dans les cités, une réelle égalité des chances, la défense des services publics, l'égalité hommes-femmes etc.).

Le problème, c'est que les partis de gauche n'ont absolument pas la volonté de s'opposer réellement à la loi, quand ils ne sont pas franchement pour (comme le PS). Si vous avez entendu la réaction d'une Ségolène Royale, identique de clle de Sartkozy ... (il n'y a que Mamère qui  se distingue un
peu). Et le MRAP qui met l'attentat contre le nouveau préfet et les manifs de samedi sur le même plan ... Tous ont cru (ou ont voulu faire croire) qu'il n'y avait que des intégristes dangereux dans la rue. La première chose à faire, c'est de dénoncer dette attitude de la part de nos soi-disant 'représentants'. Il est donc urgent que des gens qui pensent comme nous essayent de se regrouper et réfléchissent sur ce qu'on peut faire. Que cela soit à Paris, à Lille, à Lyon etc.
Saluations
C. F.
 

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