Vers de nouveaux "mini-mai 68"
Projet de thèses pour l'Assemblée Générale de l'Association Socialisme, juin 2002

La situation internationale
 

  • Les signes croissants de l’instabilité économique et financière
            1. Des marchés qui se bouchent et des conflits pour le contrôle des sources de plus-value qui s’intensifient
            1. Une crise des systèmes politiques de domination bourgeois
            1. Une contestation croissante du système international
    VERS DE NOUVEAUX
    " MINI MAI 1968 "
    Les principes de ce travail peuvent être résumés ainsi :
            1. Nous devons contribuer à la formation d’authentiques fronts uniques. Ils doivent rassembler individus, associations, syndicats, partis politiques et toutes sortes d’autres associations (culturelles, sportives, religieuses) avec un seul objectif : stopper le Front national. La plupart du temps la formule " Tous ensemble contre le FN " sera la plus appropriée pour indiquer la nécessité d’une unité de masse. Ces front uniques peuvent être construits dans tous les secteurs de la société et favoriser l’auto-organisation des gens : salariés des médias contre le FN, jeunes contre le FN, postiers contre le FN, salariés des MC Do contre le FN, sont quelques exemples de ce qui peut être réalisé.
            2. Le front unique contre les fascistes doit appeler au " harcèlement " du Front national. Les contre-manifestations à l’occasion de meetings, manifestations, rassemblements fascistes doivent être systématiques si nous disposons des moyens de les lancer.
            3. Il faut en même temps campagne systématique d’argumentation contre les mensonges du FN. Il faut s’adresser en particulier aux ouvriers, employés, jeunes et pauvres qu’il trompe. Comme le disait une banderole le 1er mai 2002, il faut " prendre un électeur du FN par la main ". Nous utilisons le terme antinazi pour désigner les dirigeants nazis et non les électeurs de Le Pen et Mégret.
            4. La culture est essentielle dans la mobilisation antifasciste. Les thèmes " toutes les musiques ", " toutes les langues ", " toutes les cultures ", " toutes les poésies contre les Nazis " sont à populariser. Les concerts, les soirées culturelles peuvent devenir autant d’outils puissants de cette mobilisation.
            1. D’abord prendre le travail syndical au sérieux, bien plus que ce n’est le cas aujourd’hui. Cette orientation est valable tant aujourd’hui que lorsque nous seront membres de la LCR. Chaque camarade doit être membre d’un syndicat, qu’il soit salarié, étudiant, lycéen ou autre. Nous disons avec Marx que le syndicat est l’école du communisme. Notre principe est que la dispersion syndicale joue contre les travailleurs et les opprimés :  une seule classe un seul syndicat. Nous favorisons donc l’unité d’action syndicale et tous les processus qui permettent de tendre vers l’unification syndicale : actions unies, intersyndicales, réseaux syndicaux de base (stop précarité semble évoluer dans ce sens). Nous devons construire patiemment et avec la plus grande minutie nos syndicats, prendre des responsabilités en leur sein à mesure que nous construisons des socles militants solides.
            2. Nous devons formuler des revendications pour changer les conditions de vie, de travail des salariés comme des opprimés. Cela signifie non seulement se préoccuper des revendications pour mobiliser à un moment donné, mais aussi défendre toutes les aspirations démocratiques qui unifient les rangs des opprimés et des exploités. Ainsi, nous crions " des papiers pour tous les sans papiers ", " asile pour tous les réfugiés ", " de droit de vote pour tous les étrangers ", " un toit pour tous les sans toit ", etc. Il faut articuler ces demandes avec les revendications traditionnelles du mouvement ouvrier.
    Aujourd’hui, il faut argumenter pour un grand journal quotidien anticapitaliste qui permette de fédérer ces différents courants et individus en une entité unique afin de favoriser tant les échanges que l’unité d’action anticapitaliste. Afin de développer l’influence de nos idées, des tâches spécifiques à la tradition de Socialisme international doivent être déclinées :
  • Nous devons écrire plus de textes de fond permettant de former une nouvelle génération de militants. Il nous faut publier plus de brochures, de livres et d’articles théoriques sur les questions essentielles qui animent les militants anticapitalistes, syndicalistes et révolutionnaires en France.
  • Nous devons, c’est la leçon à tirer de la pratique d’Attac, créer un site puissant qui permette de mettre à disposition publique de nombreux textes, articles et brochures. Il devrait également permettre de faire écrire toutes sortes de gens dans une publication électronique, peu coûteuse.
  • Nous devons clarifier des questions théoriques dont l’importance croît et sur lesquelles il faut reconnaître des faiblesses de notre courant : les questions nationales en France (Corse, pays catalan et basque, breton, Antilles, Kanaky, etc.) ; la question des revendications démocratiques dans un pays impérialiste (Quelles revendications face à la Vème République semi-monarchique ? Quelle articulation entre revendications démocratiques et lutte pour le socialisme ?) ; le marxisme et l’écologie ; l’analyse de la dynamique de la crise capitaliste et du nouvel impérialisme. Sur d’autres thèmes, la situation impose de nouvelles responsabilités aux révolutionnaires. La question syndicale doit être bien plus au cœur de nos préoccupations théoriques, politiques et organisationnelles. On ne peut plus se contenter d’une connaissance approximative du syndicalisme. Le travail de construction, avec les nouvelles générations, de syndicats qui se renouvellent profondément, de classe, unitaires, combatifs, contrôlés par la base, prend une importance cruciale.
  • Notre courant en France est petit. Il n’a pas démontré, loin de là, sa capacité à créer une alternative visible par les travailleurs et les jeunes. Pourtant, il existe des acquis de notre travail depuis le milieu des années quatre-vingt. Ils peuvent permettre, si nous savons les regrouper et les développer, d’apporter une contribution intéressante à la construction d’une large organisation anticapitaliste et révolutionnaire dans ce pays. Nos responsabilités sont importantes même s’il faut savoir les aborder avec un grand sens de la modestie.
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