Israël-Palestine: l’apartheid sioniste

Depuis la fin de septembre, les Palestiniens affrontent quotidiennement l’une des armées les plus puissantes du monde. La révolte palestinienne est le dernier acte du conflit qui dure depuis près de cinquante ans au Proche-Orient.

Les médias continuent d’affirmer que la seule solution réside dans la reprise des négociations de paix lancées par les accords d’Oslo en 1993. En réalité, c’est précisément contre les résultats du "processus de paix" que les Palestiniens luttent actuellement. Leur colère est proportionnelle aux espoirs nés en 1993. Au terme du fameux "processus", un Etat palestinien devait être proclamé.

Le contenu de ces accords apparaît aujourd’hui: neuf territoires disjoints sont "autonomes", il y a huit villes en Cisjordanie et une partie la bande de Gaza. Ses habitants la surnomment "la prison avec vue sur la mer". Cela est valable pour l’ensemble des territoires placés sous le contrôle de l’Autorité palestinienne. L’armée israélienne occupe l’essentiel de la Cisjordanie et de Gaza, protégeant les colonies juives et contrôlant les frontières internationales.

Il ne peut pas y avoir de paix quand un Etat s’installe sur un territoire, en expulse la majorité de sa population d’origine et la remplace par une autre population. Telle est le cas d’Israël, un état colonialiste, un régime d’apartheid, comme celui qui régna pendant des décennies en Afrique du Sud.

Sans une analyse matérialiste, on ne peut comprendre pourquoi la paix n’est pas possible au Proche Orient, dans l’état actuel des forces. Pour cela il est nécessaire de passer au crible le sionisme, ses racines, son contenu et sa brève histoire. Ainsi il est possible de restituer le rôle de l’Etat sioniste dans le système impérialiste mondial, et la politique passée et présente de son gouvernement.

Le sionisme est né à la fin du XIXeme siècle. Les hommes qui l’ont fondé, ont présenté cette idéologie comme la meilleure réponse à l’antisémitisme qui régnait dans l’Europe de l’Est et la Russie. Le régime russe organisait des pogroms, des attaques des ghettos juifs, et imposait une politique de discrimination légale contre les juifs vivant dans l’empire des tsars.

Le sionisme: une idéologie raciste

Théodore Herzl, journaliste juif autrichien, fondateur de l’Organisation sioniste mondiale, est témoin de la vague d’antisémitisme en France à l’occasion de l’Affaire Dreyfus en 1895. Il écrit à propos de ces événements: "A Paris (...), j’ai fini par adopter une attitude plus libérale envers l’antisémitisme (...). Par-dessus tout, je reconnus la vacuité et la futilité de toute tentative de "combattre" l’antisémitisme".

Et pourtant, l’Affaire Dreyfus vient prouver qu’en luttant il est possible de faire reculer les racistes. Herzl, non seulement refuse la lutte, mais critique les juifs français qui s’allient avec les socialistes. Pour Herzl c’est l’ennemi. Ainsi il écrit que les socialistes sont "des destructeurs de l’ordre social existant", et à propos des juifs français: "En vérité, ce ne sont plus des juifs. Assurément, ils ne sont pas davantage français. Ils vont probablement devenir les dirigeants de l’anarchisme européen".

Résolument contre-révolutionnaire, Herzl va jusqu’à négocier avec le ministre de l’intérieur russe, grand organisateur de pogroms. Il lui propose de faciliter la création d’un état juif, et prétend que la sortie des juifs de Russie affaiblira le mouvement révolutionnaire.

Il explique très clairement que les meilleurs soutiens du projet sioniste sont les racistes: "les antisémites seront nos amis les plus sûrs..., nos alliés".

Le sionisme prône le regroupement des juifs sur un même territoire, à l’exclusion de tout autre. Concrètement le projet sioniste c’est la forme moderne du colonialisme. A l’inverse du colonialisme des grandes puissances, où les populations étaient exploitées, le colonialisme sioniste vise à expulser tout ce qui n’est pas juif.

Au congrès de Bâle en 1897, Herzl préconise le retour des juifs en Palestine. Il s’agirait d’un " rempart contre les barbares ". Il affirme à cette époque la nécessité d’un " Etat séparé pour un peuple séparé ". Le sionisme consisterait tout simplement à " donner un pays sans peuple à un peuple sans pays ".

Lorsque Herzl "découvre" qu’il existe des arabes qui vivent en Palestine, il veut tout simplement s’en débarrasser. Il déclare, le 12 juin 1895 : " Nous essaierons de convaincre la population pauvre de traverser la frontière en lui procurant des emplois dans les pays limitrophes, tout en lui interdisant tout emploi dans notre pays ".

C’est pendant la Première guerre mondiale que le projet reçoit le soutien actif de la Grande-Bretagne. A la fin du conflit, l’impérialisme britannique obtient, entre autre, la Palestine et il permet la création d’un foyer juif national.

Pour les anglais, c’est du donnant-donnant : Sir Ronald Storrs, premier gouverneur militaire anglais de Jérusalem, expliquait que le foyer national juif est pour l’Angleterre " un petit Ulster juif loyaliste " dans une mer d’arabisme potentiellement hostile. Les sionistes deviennent alors les " Orangistes " de Palestine.

Mais très vite la population arabe résiste. En 1936, lors des grandes grèves des travailleurs arabes, l’armée anglaise fait appel aux milices sionistes pour réprimer.

Dès le départ, le projet sioniste prépare la ségrégation, la séparation entre juifs et non-juifs. L’économie sioniste est totalement fermée. Dans les premières années d’existence de colonies juives en Palestine, il existe une interdiction stricte d’employer des arabes. La fédération des syndicats sionistes, le " Histadrout ", percevait deux cotisations de ses membres : une pour la défense de la main d’œuvre juive. L’autre pour la défense de la production juive. Le " Histadrout " organisait des grèves contre les employeurs de main d’œuvre arabe.

Israël, un Etat colonialiste

Jusqu’à la Seconde guerre, la majorité des juifs ne soutiennent pas le sionisme. D’une part les juifs qui choisissaient l’émigration, préfèrent s’installer dans les pays industrialisés plutôt qu’en Palestine. D’autre part, parmi les travailleurs juifs d’Europe centrale, à l’époque la plus grande communauté juive du monde, le sionisme a une influence quasi-nulle. Ainsi lors des élections municipales en Pologne en 1938, c’est le Bund qui obtient 70% des voix dans les quartiers juifs.

Le génocide perpétré par les nazis change la situation du tout au tout. Les sionistes instrumentalisent la barbarie des nazis et parlent d’un droit moral pour la fondation d’un état réservé aux juifs. La guerre apporte des changements dans les rapports de force entre grandes puissances. La puissance dominante devient les Etats-Unis. Ben Gourion, le dirigeant sioniste d’alors, décide de concrétiser des alliances avec les américains.

En 1948, c’est la création de l’état d’Israël. 700 000 palestiniens sont chassés de leurs terres. Les villages sont rasés, les maisons détruites. Il se déroule alors une véritable purification ethnique.

Itshak Rabin, qui avait participé à cette campagne, racontait ainsi dans ses mémoires : " 1948 : " Nous marchions dehors aux côtés de Ben Gourion. Allon répéta la question : " Que devons-nous faire de la population ? ". Ben Gourion agita la main en un geste qui signifiait " chassez-les ". Allon et moi avons tenu conseil. J’étais d’accord avec lui qu’il était essentiel de les chasser. Nous les mîmes à pied sur la route de Bet-Horon (…). Il n’y avait pas d’autre moyen que d’utiliser la force et les tirs d’avertissement pour contraindre les habitants ".

Golda Reis, ancien premier ministre israélien dans les années 1970, expliquait ainsi que " il n’y avait pas grand chose de palestinien. Ce n’était pas comme s’il y avait un peuple palestinien et que nous arrivions pour les chasser et prendre leurs terres. Ils n’existaient pas. "

Aujourd’hui, on compte 3.400.000 réfugiés palestiniens dans le monde. En 1945, les juifs possédaient 5.7% des terres du pays. Aujourd'hui, ils possèdent environ 95% de ces mêmes terres, à l’intérieur des frontières d’avant 1967.

Israël: le chien de garde

Israël devient le satellite le plus sûr des USA dans la région en proie au nationalisme et à la lutte pour l’indépendance. Israël est l’état gendarme du Moyen-Orient.

Voilà ce qu’écrit le Haaretz, grand quotidien israélien, en septembre 1951 : " Israël deviendra le chien de garde. Il n’y a aucune crainte qu’Israël entreprenne une politique agressive contre les pays arabes si c’était en contradiction avec les souhaits des USA et des anglais. Mais si, pour n’importe quelles raisons, les puissances occidentales préfèrent parfois fermer leurs yeux, Israël pourrait punir un ou plusieurs de ses états voisins dont l’attitude discourtoise pour l’Ouest dépasserait les limites de l’acceptable ".

Israël est encore aujourd’hui le pays le plus aidé par tête d’habitants par les USA. Il remplit très bien son rôle de chien de garde. Mais la seule présence d’Israël ne peut signifier que la guerre au Proche Orient.

Le colonialisme sioniste signifie aujourd’hui la continuation de la politique de colonisation de la terre, par la construction de nouvelles colonies juives et par le soutien aux colons en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, ainsi que dans le Golan syrien. Même en période de "paix", où on négocie des nouveaux accords, la colonisation continue, sous le mandat de I. Rabin, comme sous celui de B. Netanyahou, et comme sous celui de Ehoud Barak, l’actuel premier ministre israélien.

Aujourd’hui, on sait que Israël a tout fait pour capturer le Golan syrien, bien avant la guerre du Kippour, en 1973. Un article du Monde de mars 1997 relate les confessions posthumes de Moshe Dayan, ancien général israélien, qui reconnaît qu’Israël convoitait le Golan Syrien dès 1967.

Israël, Etat raciste

Seuls les juifs peuvent " retourner " en Palestine, pendant que les palestiniens en sont chassés. De plus, seuls les juifs peuvent acquérir automatiquement la nationalité israélienne, du fait seulement qu’ils sont juifs : il s’agit d’un racisme constitutionnel.

Le slogan israélien de 1967 était : " un peuple, une armée, un gouvernement ".

Des crimes de guerre commis en 1956 et en 1967 contre des centaines de prisonniers égyptiens sommairement torturés et exécutés n’ont jamais été punis. Aucunes poursuites contre le général en chef à cette époque, encore en vie aujourd’hui, n’ont été entamées.

Voilà ce que déclare un survivant de l’holocauste, le docteur Schnalgman, après l’invasion du Liban, en 1982 : " Dans mon enfance, j’ai souffert la peur, la faim, et l’humiliation quand je passais du ghetto de Varsovie, à travers des camps de travail, à Buchenwald. Aujourd’hui, comme citoyen israélien, je ne peux pas accepter la destruction systématique de villes, de villages et de camps de réfugiés. Je ne peux pas accepter la cruauté technique des bombardements, des destructions, et du meurtre d’êtres vivants.

J’ai entendu trop de bruits familiers, des bruits qui sont amplifiés par la guerre. J’ai entendu " sale arabe ", et je me rappelle " sale juif ". J’ai entendu parlé de territoires fermés, et je me rappelle les ghettos et les camps. J’ai entendu " bêtes à deux jambes ", et je me rappelle " untermenschen ", sous-humains. J’ai entendu nettoyage de territoires, destruction, mort, sang et meurtre… trop de choses en Israël me rappelle trop de choses de mon enfance ".

Israël est ami des dictatures militaires ou fascistes du monde entier. Voilà ce que déclare un agent du Mossad à ce sujet : " Même s’il ne s’en vante pas ouvertement, Israël a entraîné des services aussi divers que la redoutable Savak iranienne, les forces de sécurité de Colombie, d’Argentine, d’Allemagne de l’Ouest, d’Afrique du Sud et de plusieurs autres pays africains, dont la police secrète de l’ancien dictateur ougandais Idi Amin Dada. Les israéliens ont également formé la police secrète de l’homme fort du Panama récemment renversé, Manuel Noriega ".

Les escadrons de la mort des dictatures sud-américaines sont entraînés par les anciens officiers israéliens et d’anciens nazis comme K. Barbie. Israël est le seul pays au monde à avoir accru ses relations diplomatiques, économiques et militaires avec l’Afrique du Sud de l’Apartheid dans les années 1980. Ce qui peut sembler logique, vu que ces deux pays utilisent des méthodes communes : Aucuns droits pour les palestiniens, punitions collectives, ghettos, main d’œuvre corvéable à merci.

Israël, Etat terroriste

L’état israélien a été fondé par l’armée israélienne, qui provient de deux groupes terroristes : le groupe " Irgoun " et le groupe " Stern ".

Le Mossad a des imprimeries de faux papiers et de faux billets, avec lesquels il inonde la Jordanie, pour y semer le désordre social. La torture est légale en Israël. Il s’agit des " interrogatoires spéciaux " sans avocats, et sans inculpations.

Voici l’exemple d’un article de loi israélienne. Si un mouvement socialiste révolutionnaire existait en Israël, il serait interdit. Une association est illégale si elle a pour but :

1 : de renverser par la force la constitution d’Israël ou son gouvernement

2 : de causer la destruction ou le mépris du gouvernement d’Israël, d’éveiller l’hostilité contre ce gouvernement ou contre un de ses ministres agissant ès-qualité.

Les terroristes israéliens qui ont tenté de faire sauter des mosquées en 1984 n’ont eu que de courtes peines de prison et ont été rapidement amnistiés. C’est l’inverse pour le sort des palestiniens. La maison des " terroristes " palestiniens et de toute leur famille est détruite, les peines sont très lourdes. En revanche, les 400 colons d’Hebron (lieu du massacre) n’ont pas été expulsés de leur colonie.

Israël est prêt à tout : c’est le seul pays au monde à avoir la bombe H, et qui n’est pas ennuyé pour cela. Il organise une terreur de masse sur toute la région.

Quelle solution pour la Palestine?

Si la comparaison entre le régime sud-africain d’apartheid et l’Etat sioniste saute aux yeux, il y a cependant une différence de taille entre ces deux situations. En Afrique du Sud, les travailleurs noirs représentaient une force considérable qui a arraché des réformes puis a abattu le régime raciste, élisant un Africain à la tête de l’état. Bien sûr l’apartheid économique n’a pas été aboli.

La situation des Palestiniens est différente. Une petite minorité d’entre eux travaillent pour l’économie israélienne, les territoires autonomes sont complètement dépendants du bon vouloir du gouvernement sioniste. Régulièrement il organise le blocus des enclaves.

Seule l’union des travailleurs arabes de Syrie, de Jordanie et surtout d’Egypte peut permettre la libération de la Palestine. Sur leur route ils rencontrent les régimes arabes, qui ont tout intérêt au maintien du statu quo tant à l’intérieur de chaque pays que dans les relations Israel-Palestine.

Aucun régime n’est éternel, les dictatures des pays arabes n’échappent pas à la règle. Leur sort est lié à celui de l’impérialisme, de même que le sionisme. Seule la révolution des travailleurs mettra un terme à l’oppression et à l’exploitation au Moyen-Orient, elle représentera un immense encouragement à la lutte partout dans le monde, et sonnerait le glas du sytème. Il est faux de prétendre que cela se traduirait par le massacre des juifs. Les racistes sud-africains prétendaient que les Blancs seraient égorgés si les Noirs prenaient le pouvoir. Rien de tel n’a eu lieu.

Alexandre Achrafié

Encadrés

La réalité de la paix depuis les accord d’Oslo

Depuis 1993, le niveau de vie des palestiniens a été divisé par deux. Le blocus des territoires continue, la misère est omniprésente.

L’aide internationale est une véritable arnaque : 200 Millions de dollars arrivés (700 Millions promis) pour les palestiniens, contre 3 Milliards de dollars par an pour Israël. De plus, Israël bénéficie d’un soutien militaire sans faille : En 1997, Washington livre quinze hélicoptères d’attaque et trente-quatre moteurs supplémentaires pour d’autres engins fabriqués en Israël. Dans un communiqué, le Pentagone écrit que la livraison " aidera à améliorer la sécurité d’un pays ami qui continue d’être une importante force de stabilité politique et de progrès économique au Proche-Orient. " (Le Monde, mars 1997)

En théorie, la colonisation des territoires occupés est gelée. Mais en réalité, elle augmente, avec un niveau record en 1995. Aujourd’hui, nous en sommes à 144 colonies officielles et 20 " sauvages " en Cisjordanie. Ce qui correspond à environ 171.000 colons juifs.

Les colons à Gaza et en Cisjordanie ont 2/3 des terres et sont dix fois moins nombreux que les palestiniens. Israël a investi plus de 100 millions de dollars pour des routes de contournement des villages palestiniens : L’état sioniste est en train de construire un véritable apartheid social et économique avec les palestiniens. La Palestine ressemble de plus en plus à un " Bantoustan ".

Israël contrôle 55% de la Cisjordanie. Les accords de Camp David stipulaient que l’Autorité Palestinienne devait contrôler 95% de la Cisjordanie. Mais Israël continuera de contrôler les frontières avec la Jordanie et l’Egypte, pour sa sécurité!

Israël resterait maître du jeu dans la future et hypothétique Palestine. Elle contrôlera l’eau, la diplomatie: la Palestine sera dans un état de totale dépendance économique. Il n’y a pas d’industries dans l’Autorité Palestinienne. Les palestiniens doivent vendre leur force de travail en Israël pour vivre. C’est le fonctionnement type d’un Bantoustan.

Les accords de Camp David stipulaient qu’Israël devrait accepter le retour partiel des réfugiés (100.000) dans le cadre du regroupement familial. Alors que plus de 3 millions de réfugiés palestiniens sont disséminés de par le monde, et que le droit au retour est reconnu par l’O.N.U dans sa résolution 194.

Barak refuse de parler de " responsabilité morale face au sort des réfugiés ", comme stipulé dans les accords de Camp David. Il n’a accepté que d’utiliser le terme de " compassion " !

Pourquoi les palestiniens ont-ils accepté ce " processus de paix "?

La principale raison en est la faillite du nationalisme palestinien, qui est un échec. A force de discuter avec les classes dirigeantes des pays arabes sans se lier aux peuples, les dirigeants palestiniens ont fini par se lier directement à l’impérialisme.

D’autre part, la trahison des classes dirigeantes arabes (" septembre noir " 1970 en Jordanie, début guerre du Liban avec la Syrie…) a été vécue par les palestiniens comme une " trahison des arabes ". Le sentiment d’abandon a précipité les palestiniens vers d’autres " interlocuteurs ", les puissances occidentales.

Au moment de la guerre du Golfe en 1991, Arafat a pris parti pour l’Irak contre les Etats-Unis et la vaste coalition des pays occidentaux et arabes. Par mesure de rétorsion, les monarchies pétrolières ont stoppé leur aide financière à l’O.L.P. L’organisation s’est retrouvée en faillite, isolée sur le plan international. C’est donc en position de faiblesse que les négociateurs palestiniens ont abordé les pourparlers avec les dirigeants israëliens. Depuis 1993, l’OLP avale toutes les couleuvres israéliennes pour continuer d’être le principal interlocuteur palestinien.

Les palestiniens ont accepté faute de mieux : Quand on a rien, on peut négocier et espérer gagner des miettes aux Israéliens. C’est ainsi que 72 % des palestiniens ont voté pour Arafat comme dirigeant de l’Autorité Palestinienne. Voilà ce que déclare un dirigeant palestinien à ce sujet : " Supposons que vous ayez été expulsé de votre maison, lui demande alors le journaliste, par quelqu’un de fort alors que vous êtes faible ; vous avez été jeté à la rue avec votre femme et vos enfants. Et puis on vous donne la possibilité de vivre dans votre cour sous une tente. Qu’est ce qui est mieux ? La rue ou la tente dans votre cour ? "
 

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